Pension, pension complémentaire, épargne-pension : pour qui et pourquoi ?

Une étude récente a montré que le système des pensions restait relativement flou, notamment aux yeux des jeunes, mais qu’il restait source de préoccupations pour tous. Alors, comment s’assurer une pension la plus confortable possible ? Quand commencer à se constituer une pension complémentaire ? Est-ce la seule voie possible ? 

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Les quatre piliers de la pension en Belgique

Avant de nous intéresser au bien-fondé ou non d’une pension complémentaire, revenons sur le fonctionnement du système de pension en Belgique. Il est composé de quatre « piliers », chacun jouant un rôle spécifique.

Le premier pilier : la pension légale

La pension légale est la pension que vous verse l’État à la fin de votre carrière (45 ans pour une carrière dite « complète »). Le montant de cette pension mensuelle dépend de différents facteurs :

  • Votre statut (salarié, fonctionnaire, indépendant) ;
  • La durée de votre carrière sous ce statut ;
  • Le montant de vos revenus.

Si vous avez travaillé sous plusieurs statuts (ce que l’on appelle une carrière mixte), vous aurez droit à plusieurs pensions de retraite (pension mixte).

Logiquement, plus votre salaire ou vos revenus professionnels étaient élevés, plus votre pension sera élevée, le minimum légal étant fixé à 1723,86€ brut/mois pour les indépendants et les salariés et à 1379,52€ brut/moi pour les salariés pensionnés isolés.

Le deuxième pilier : la pension complémentaire

Il faut savoir qu’en règle générale, le montant qui vous est versé par l’État ne suffit pas à maintenir le niveau de vie dont vous bénéficiiez avant de partir à la retraite. C’est pourquoi il est conseillé de compléter votre pension légale par un système de pension complémentaire, qui constitue le deuxième pilier.

La pension complémentaire vous permet de cotiser un montant qui vous sera reversé au moment où vous partez à la retraite. Vous pouvez cotiser de plusieurs manières différentes :

  • Si vous êtes salarié, votre employeur vous proposera peut-être une pension complémentaire au sein de votre package salarial. Dans ce cas, il versera tous les mois une contribution en votre nom à un fonds de pension ;
  • Si votre employeur ne vous propose pas cette option (car ce n’est pas une obligation), en tant que salarié, vous pouvez constituer vous-même une pension complémentaire, appelée pension complémentaire libre pour travailleurs salariés (PCLS), en concluant une convention avec l’organisme de pension de votre choix (convention qui peut inclure d’autres produits, par exemple une couverture en cas de décès) ;
  • Si vous êtes indépendant, vous devez constituer vous-même une pension libre complémentaire pour indépendants (PLCI). 

Le troisième pilier : l’épargne-pension

L’épargne-pension est une formule d’épargne à long terme qui vous permet de vous constituer un capital complémentaire à votre pension légale, mais aussi, sous certaines conditions, de bénéficier d’un avantage fiscal. Pour souscrire une épargne-pension, vous pouvez vous adresser à la plupart des organismes bancaires et d’assurance du pays. Deux possibilités s’offrent alors à vous :

  • Soit vous ouvrez un compte d’épargne-pension auprès d’une banque, mais vous ne bénéficiez d’aucun rendement annuel garanti (car le bénéfice du fonds dépend de l’évolution en bourse) ;
  • Soit vous souscrivez une assurance d’épargne-pension, et vous connaissez alors d’avance le rendement minimum garanti.

Vous effectuez les versements quand vous souhaitez : tous les mois, une fois par an, de manière ponctuelle...

Les paiements effectués en faveur de votre épargne-pension peuvent vous donner droit à une réduction fiscale comprise entre 25 et 30% des montants cotisés, avec certains plafonds. Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à contacter un expert ou à parcourir le site internet du SPF Finances.

Le quatrième pilier : l’épargne libre

Ce dernier pilier comprend toutes les formes d’épargne dont vous disposez, mais qui ne donnent pas droit à un avantage fiscal : compte épargne, investissement immobilier, assurance vie etc.

Pourquoi penser à sa pension et anticiper ?

Au fond, la pension peut sembler être une réalité bien lointaine : à 20, 30, même 40 ans, on a encore de belles années devant soi et de nombreux autres projets : acheter une maison, voyager, fonder une famille. De toute façon, on nous a dit que « l’État s’occupait des pensions ». Certes, en versant une pension légale, comme nous l’avons vu, mais son montant est souvent bien éloigné de celui du dernier revenu touché. De plus, nul ne sait combien de temps l’État sera en mesure de verser une pension valable à tout le monde...

À partir de quel âge ?

Ainsi, si vous souhaitez maintenir un niveau de vie comparable à celui donc vous bénéficiiez durant votre vie active, il faudra anticiper. Comme toujours, le plus tôt sera le mieux. Ainsi, par exemple, pour une épargne-pension, il est conseillé de s’y prendre avant 40 ans si l’on souhaite vraiment en tirer profit. Bien entendu, on peut déjà commencer bien plus tôt, sans pour autant y consacrer des montants énormes, en laissant les intérêts faire leur part du travail. L’inverse est possible aussi : il n’est jamais trop tard pour anticiper. Ainsi, il est toujours possible d’entamer une épargne-pension à 55 ans. Évidemment, les montants cotisés ne seront pas énormes, mais cela vaut toujours mieux que de se retrouver avec sa seule pension légale et ses économies.

En choisissant d’anticiper, vous assurez votre sérénité (face à la baisse de revenus, face aux éventuels soucis de santé qui pourraient vous frapper etc.) ainsi que celle de vos proches, avec qui vous pourrez simplement profiter de vos nouveaux moments de temps libre sans avoir à trop vous soucier de vos lendemains financiers. 

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