Assurance décès : une réelle utilité ?

Peu de Belges souscrivent des assurances décès, estimant que le facteur risque-coût n’est pas favorable. Pourtant, les conséquences financières d’un décès inopiné peuvent rapidement être très importantes pour toute la famille. Tour d’horizon des solutions qu’offre ce type d’assurances. 

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Assurance décès : une réelle utilité ?

Qu’est-ce qu’une assurance décès ?

Une assurance décès est une forme d’assurance vie, mais plus limitée. En effet, l’assurance décès prévoit le versement d’un capital en cas de décès de l’assuré, alors qu’une assurance vie est généralement plus complète, et compte notamment une couverture en cas de décès, mais aussi en cas d’invalidité, par exemple.

Comment fonctionne une assurance décès ?

Généralement, on distingue trois types d’assurance décès : l’assurance décès temporaire, l’assurance décès vie entière et, enfin, l’assurance décès solde restant dû.

L’assurance décès temporaire 

Dans le cadre de ce type d’assurance, la durée de la police, quinze ans par exemple, est fixée dès le départ. L’assureur versera le capital décès si l’assuré venait à décéder avant l’échéance fixée. Souvent, ce type de police permet de pallier le décès du principal soutien financier de la famille ou du ménage.

L’assurance décès vie entière

En souscrivant une assurance décès vie entière, on a la garantie que le capital assuré soit versé. Ce montant est versé au décès de l’assuré. Généralement, ce type d’assurance prend la forme d’une assurance obsèques, qui permet à la famille de payer les funérailles ou les droits de succession.

L’assurance décès solde restant dû

C’est la forme d’assurance décès la plus connue. Elle est souvent souscrite en cas dans le cas d’un emprunt immobilier ; certaines institutions bancaires l’exigent même (même si, légalement, il ne s’agit pas d’une obligation). Ainsi, si l’assuré venait à décéder avant la fin du remboursement du crédit, le solde restant dû (ou une partie, selon la formule choisie) est alors remboursé. Vos proches ne devront donc pas rembourser l’emprunt à votre place ou ne seront pas contraints de revendre le bien en question.

Une assurance décès, est-ce vraiment utile ? 

Peu d’entre nous se rendent compte des conséquences financières que peut avoir un décès inopiné ou prématuré. Or, comme nous avons tendance à nous concentrer sur le risque plutôt que sur son impact, nous supposons souvent que « ça n’arrive qu’aux autres » et ne prenons pas les mesures adéquates.

Pour éviter des pépins en cas de décès du pilier financier dans la famille

Beaucoup de conseillers abordent ce sujet lors de rendez-vous pour des planifications financières. Souvent, ils évaluent alors les conséquences de la disparition de chacun des membres du ménage sur l’équilibre financier de la famille. Le but est de vérifier si le décès de l’un ou l’autre membre risque de générer un déficit financier et, par conséquent, quel serait le montant à assurer sur la durée souhaitée.

Il faut également savoir que plus on s’y prend tôt, moindre sera la prime. Par exemple, pour un capital décès garanti compris entre 20 000 et 50 000€, il faut compter :

  • 7€ de prime mensuelle pour un assuré de moins de 30 ans ;
  • 15€ de prime mensuelle pour un assuré de 40 à 50 ans ;
  • 25€ de prime mensuelle pour un assuré de plus de 60 ans.

Chez certaines compagnies, il existe également des schémas flexibles qui permettent de modifier le capital décès à votre guise.

/!\ Certaines polices comportent des limitations, notamment sur les circonstances du décès. Soyez-y bien attentif !

Pour couvrir les droits de succession

Comme expliqué précédemment, ce type de police peut également servir à payer les droits de succession ou à couvrir des droits de succession « imprévus » en cas de donation non enregistrée.

En effet, dans le cas d’une donation non enregistrée, les droits à payer en cas de décès dans les trois ou cinq années (selon la région) suivant la donation seront bien plus élevés que les droits de donation qui ont été « évités ». Ainsi, certains choisissent de souscrire une assurance décès temporaire afin de couvrir ces droits, car cela peut s’avérer plus intéressant : il faut faire ses calculs ! 

Le groupe AG Insurance fournit un exemple : 

Marc, résident wallon qui approche de la cinquantaine, fait donation de 100 000€ à l’un de ses enfants. Différentes options existent :

  • Marc fait enregistrer la donation : le frais d’enregistrement s’élèvent à 3 300€
  • Marc ne fait pas enregistrer la donation et décède dans les cinq ans : les frais de succession à payer sont de 5 625€
  • Marc ne fait pas enregistrer la donation mais son enfant souscrit une assurance décès sur la tête de Marc qui couvre la période de cinq ans : le montant de la prime unique s’élève à 160€

Comme vous le constatez, selon les situations, une assurance décès, bien que l’on n’y pense pas toujours, peut s’avérer très utile. N’hésitez pas à demander conseil à un expert pour voir ce qui pourrait vous correspondre. 

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